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5
Cap
" Grand Sud "
Le
temps s'est écoulé trop vite
nous voulons profiter pleinement de ces ultimes grandes échappées.
Nous
passons et oublions Ouarzazate, porte du Grand Sud, puis obliquons
vers ce Sud
si mythique en direction de Zagora.
Le décor change à l'envi: d'abord sublime, la montagne
aux belles tonalités d'ocre
et bientôt, plus de verdure, à
partir de Tamnougalt, notre prochaine halte,
puis les riches oasis de la Vallée du Drâa.
Drâa,
grand fleuve dont le lit se perd étrangement dans les sables
vers Mhamid el Ghizlane.






Déjà,
en bord de route, vers Zagora,
des marchands présentent de petites merveilles. Nous sommes
très admiratifs.
Pourtant, plutôt que chiner, il faut encore continuer à
rouler:
à plus de 14 h, point grévistes, les estomacs réclament
!!!
Assurément, une de nos plus haltes les
plus agréables se fera peu après au
Ksar de Tamnougalt
qui vaut bien le détour.
Avec
bonheur, la palmeraie occupe l'espace autour de ce paysage typique
si reposant.






Ici,
après
un excellent repas, où le fameux tagine au lapin laisse un
si bon souvenir,
ne manquant ni d'humour, ni de gentillesse, l'aimable Youssef,
de son geste élégant et symbolique du service du thé,
ajoute à l'instant,
un autre raffinement et de l'humour à notre plaisir.
Ainsi,
chez Yacob, nous passons de très joyeux moments en sa compagnie
.
Il aère le thé en le servant suivant la tradition et,
avec élégance....
sans en perdre une goutte.

Jusqu'à
la dernière minute, les plaisanteries fusent et,
le patron nous ayant chantonné " Meunier tu dors"
a droit...
à mon redoutable tour de chant
sur
le thème de "Frère Jacques" en arabe
avec un accent qui crée aussitôt l'hilarité générale
et la controverse !

La
fin de l'étape nous conduit au très bel hôtel
Kasbah Asma où nous parvenons assez tardivement.









Au
pas de course, nous
nous enfonçons dans la palmeraie environnante car nous ne voulons
pas manquer les couchers de soleil.
D'un instant à l'autre, ces spectacles éblouissants
de beauté de la grande étoilé jouent fantaisistement
avec toutes les couleurs, en nuances très estompées.
Qui est le grand ingénieur de ces vraies merveilles...
de cette
féerie ?



Hélas,
au restaurant, nous ne pouvons apprécier pleinement notre soirée,
ici,
car une drôle d'équipée terriblement bruyante
et grossière a " débarqué ",
et ne
respectant pas les autres clients
a vraiment "empoisonné" l'ambiance du dîner
au point qu'on ne s'entendait plus parler.



A
trois jours du départ, dimanche au petit matin, nous remontons
sur Telouet,
place qui contrôlait les anciens passages empruntés par
les caravanes en route vers Marrakech.
En ce temps, le pays fut d'abord le fief d'une très importante
confédération tribale ,
celle des " Masmouda ".
Plus tard,
Telouet devint le coeur du pays Glaoua,
là où subsiste encore une grande résidence berbère
d'un
Seigneur de l'Atlas, Hadj Thami el-Glaoui.



Quel
dommage qu'en ce beau pays si pittoresque,
la piste soit laissée
en piteux état
du fait d'effondrements qu'on ne répare pas !
Les cailloux feraient-ils défaut dans cette région montagneuse
?..



Tous
les braves villageois Telouetis, que nous avons rencontrés,
attendent sûrement qu'on s'intéresse un peu plus à
leur sort.
Il en va de même pour la magnifique Kasbah qui mériterait
un peu de restauration.












Telouet
fut une rencontre très enrichissante et nous avons vraiment
fraternisé
avec ces hôtes aimables et dévoués
qui nous ont si bien accueillis
dont le guide-conteur Ali, puis Ahmed Boukhsas,
" Si Lhadouch
" qui se reconnaîtra ! et tous les autres.
Shokran !

Alors,
pour ce beau pays que nous aimons tant,
l'étranger, que je suis, souhaite dans l'intérêt
du superbe site de Telouet
que la raison l'emporte sur des passions si anciennes .



Puis
c'est le départ avec ses instants
d'émotions et de joies, mais aussi de puérilité
car
soudain, sur un air bien connu,
on s'amuse à fredonner
" au revoir jolie Talouette ..Talouette,
je te reverrai ! "



Tandis
que la lumière du matin inonde davantage cet univers magique,
d'autres paysages créent peu à peu un nouvel enchantement.
Soudain, avec harmonie, ils jouent dans le paradoxe.
L'immense région semi-désertique et caillouteuse aux
ocres foncés
s'offre une superbe toile de fond tandis qu'elle apparaît
majestueusement dominée, à son tour,
par la blancheur éclatante des hauts monts enneigés
de l'Atlas.
Maroc, oui une vraie terre de contrastes...et que c'est beau !



Au
cours de l'arrêt suivant, nous
sommes attirés par une étrange musique.
Une importante population de genre de chardons mellifères
est parvenue
à coloniser un vaste espace
brun rouge, très aride et encombré de pierres.
Il en émane de très intenses bourdonnements, mille vibrations
qui troublent le silence de ce désert.
Si près du sol, d'innombrables abeilles laborieuses butinent
en s'activant intensément .
Que
la
patiente récolte soit abondante, et, délicieux, le miel
brun du bled
tel celui de ce matin qui coulait sirupeusement sur les excellentes
crêpes " mlouis "
encore bien tièdes à souhait !.

"
Un figuier de barbarie..sur la route, sur la route..
un figuier de
barbarie..sur la route..
c'est joli ! "
Facile à chanter et, en les comptant au fur et à mesure,
la route sera moins longue que la comptine !
...
à
SUIVRE
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