![]() |
|
Oualidia
d'autrefois, lagune d'une passion naissante et des " bouchouks "... |
| Impérissables souvenirs du Maroc | |||||||||||||||||||||
Présentation
Photos Récits
Photos
Toscane Croisière Tunisie
Photos
Photos
Reportage de voyage
Photos
Récits
de Pêches
Découverte
Pêcher en bateau
Emaux sur Alu
Partenaires Annuaires Contact Retour | Récit1/
Récit2
/ Récit3 / Récit4
/ Récit5
Un
mérou de légende à " Tres Piedras " On
ne trouvera pas le site Tres Piedras sur une carte
marine, non plus que sur cette belle 7
ème siècle. L'armée arabe de Mousa ben Noçaïr
envahit le Maroc. Tarik, un Berbère converti à l'Islam
assure le commandement dans le pays soumis. Puis à la tête
d'une armée forte de 7000 guerriers, il franchit le détroit
afin de conquérir
la pénisule ibérique et y faire triompher la foi musulmane.
Il y débarque en
un site nommé pour le glorifier: Jbel Tarik ou montagne de
Tarik, soit le fameux ...rocher et voici comment, par déformation,
Mon
site internet qui annonce bien ses préférences, en sa
"définition", mentionne surtout le mot-clé
" Passions ". Si on consulte M. Larousse, on y lit l'origine
du mot et une traduction claire de sa signification (venant du
latin passio puis pati = souffrir), à savoir: "mouvement
violent, impétueux de l'être vers ce qu'il désire;
puis...émotion puissante et continue qui domine la raison...et
encore, inclination très vive etc. Déjà
en cela, nous trouvons tous les ingrédients qui soulignent
les vertus bonnes ou mauvaises d'un... passionné, par exemple,
d'un pêcheur insatiable qui ferait l'impossible pour , à
la dernière minute que St Pierre ou son épouse ou le
temps lui concède...attraper un dernier poisson de cette dernière
occasion d'en prendre...qu'il s'accorde...tout seul ! Oui, la dernière
! Par
ce préambule, la suite de mon récit n'en sera que plus
aisé à comprendre. Nous
étions donc en camping estival à Restinga-Smir depuis
début juillet et, en cette veille du départ, au début
septembre, démontage, pliage, rangement de tout le matériel,
si indispensable pour ces longues vacances en camping sauvage, étaient
les "joies ultimes" des campeurs-caravaniers que nous étions
. Vous l'avez compris, c'est l'ironie seule qui y voit de la joie
car quittant le paradis, on affiche plutôt un masque de tristesse
mais nous dirons que la vivacité utile et fort active à
démolir notre installation pouvait laisser croire...qu'on y
trouvait du plaisir ! Bien
vite, l'essentiel de l'équipement fut vite retrouvé
et mis en oeuvre. A la rotation de 180°, la proue du Silinger
eut vite fait d'humer l'air du petit large et peu après, ronronnant
furtivement sur la pointe de l'hélice, le 25 CV nous fit oublier
la plage en toute discrétion. Un peu plus loin, on s'autorisa
une puissante accélération qui décrassa vite
le carburateur tout en déjaugeant le bateau. Alors, tel un
bel oiseau marin volant au ras des flots, celui-ci plana aisément
avec de larges ailes de liberté. La
joie m'envahit comme autrefois(... encore un tour de...manège,
comme un môme !), et cette vitesse de fuyard ou de passionné
aurait arraché une casquette mais là, elle plaquait
les cheveux... d'alors !(hélas !) et le canot prit son cap
le plus direct bien spontanément.Une seule direction,"Tres
Piedras", après l'hôtel Al Manar. J'imagine, un
lieu qui n'existe sûrement plus car tout a tellement changé
avec marinas et autres constructions qui ont défloré
une côte vierge et sauvage. "Tres piedras" ainsi nommé
par nous, un repère de notre jardin secret comme "la Laja
del Caballo", "Omega", "Smiroued", "la
Madrague" ou des amers terrestres tels "arbres en boule"
pour les dentis. Sa
gueule largement béante de happeur-aspirateur opposant belle
résistance à l'action de ramener, ce mérou brun
guaza se présenta obstinément et passivement à
la perpendiculaire de la ligne. Par cette difficile tirée imposée
au pêcheur, ce sujet de 7 kg ouvrit de la même façon
un solide triple de Rapala Tropic. Je
rectifie cet angle presqu'obtus et la pêche reprend aux premiers
abords des grands cailloux émergents. Aussitôt, ça
tape et, cette fois, prête à exploser, la canne semble
vraiment un arc tendu avant de "flécher" sur la cible.
P...! elle va casser... suis-je pris dans la roche ?... A
l'instant, grande émotion d'ailleurs partagée avec des
campeurs Allemands, sur la plage si proche, qui ayant assisté
à mon arrivée intruse, sentent qu'il va peut-être
se passer autre chose ici que l'essoufflement du ressac sur le sable
blond. Du spectacle en perspective pour eux en ce coin si désert
où il ne se passe rien ! Ils m'encouragent. Ah!
le bougre, il sonde à nouveau mais, cette fois, l'ayant entrevu,
je l'ai donc identifié: c'est un mérou et du coup, tant
pis, je lève un peu la canne pour éviter qu'il n'aille
s'enroquer au trou. Ce serait fini pour moi: impossible de le sortir
car il y hérisserait sa dorsale épineuse et gonflerait
ses pièces operculaires pour un blocage total qui le rend indélogeable.
Revenons
au mérou qui me rendait la vie dure car le bateau était
mis en danger, roulant de tribord à bâbord dans un méchant
tumulte: un chaudron de Satan !... Je
parvins in extremis à sortir le bateau de cette mauvaise passe
sur la seule manoeuvre possible pour nous sauver, à savoir,
une trop brutale marche arrière qui eut pour effet de me soumettre
à de généreuses ablutions que ma religion ne
m'impose pas ! En
face, applaudissements des Allemands super sympas qui avaient dû
s'inquiéter un peu pour ce fou à lier qui, soudain,
d'émotion et de froid, se mit à trembler de tout son
corps ! Epilogue
1 ou suite: le naufrage...aérien ! Retour
au campement. Chargement du bateau sur la galerie en le posant sur
son fond plat. Bac avec les trois poissons protégés
dans sac de jute et glace, à l'intérieur du bateau.
Bateau bien arrimé en diagonale. Départ, ça roule.
Bientôt, aux abords de la ville de Larache, j'aperçois
un car du bled avec poules et moutons sur "l'impériale".
Il roule . Soudain, arrêt brutal, il pile pour embarquer un
client surgi d'un fourré...un autre passager peut-être,
après négociations du prix. Epilogue
2 ou suite: Morale
de cette histoire:
|