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Intrusion
dans le monde des écailles |
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entrez dans l'univers des poissons de mer |
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S'arrêter
au coin du bar !...c'est
avant tout savoir entrer dans le monde des écailles Depuis
les Romains et sûrement avant , le bar franc est un poisson
très recherché. Pour le bonheur des pêcheurs,
il vit très près des côtes, en bandes nombreuses
chassant comme de vraies meutes affamées, et s'il est ainsi
devenu très populaire, le "loup" méditerranéen,
ou bar, n'en reste pas moins un poisson dit noble. Souvent, très éclectiques, les pêcheurs de carnassiers pratiquent leur art autant en eau douce qu’en eau salée. En ce dernier cas, ils cherchent à capturer du bar, ce superbe poisson classé dans l'ordre des Perciformes. Là on retrouve aussi des espèces d’eau douce très appréciées comme le sandre, la perche et le black-bass qui n’y sont pas par hasard. Simplement c’est que pour les scientifiques établissant des clés de détermination utiles pour les identifier, ils présentent assez de caractères communs dont les rayons épineux de la 1ère dorsale, des écailles rudes au toucher etc. Ainsi en est-il de notre prestigieux bar franc (dicentrarchus ou morone Labrax) un représentant de la famille des serranidés.
Suivons
d'intéressantes silhouettes dans ….l’onde. D’abord,
de ces bars, le plus commun et le plus recherché se nomme:
bar franc. Il affiche un corps bien proportionné. Il est très
élancé, le dos apparaît dos gris plombé,
la bouche largement fendue.
De
même, le préopercule armé de 2 épines et
finement denté, qui coupe vraiment comme un rasoir et dont
il faut se méfier quand on libère l’hameçon.
Une tache noire très distinctive à l'opercule et des
petites dents sur la partie antérieure du vomer complètent
le portrait-robot de ce chasseur très actif, qui affectionne
les eaux très agitées, blanches soit riches en oxygène.
Son
cousin, qui atteint de plus petites tailles est le bar moucheté
a un corps plus trapu et à peine bleuté et ombré
par de nombreuses ponctuations noires de la robe. La totalité
du vomer est couvert de petites dents.
En effet, le grégarisme de ces espèces reste très affirmé et l'on comprend aisément que l'instinct de prédation engendre celui de la sauvagerie concurrentielle en telles actions de chasse-poursuite du fretin, le poisson-fourrage. Jamais,
comme au Cap Ghir, je n'ai vu tel important rassemblement de bars.
D'ailleurs, je dois conter les conditions de cette rencontre. Les
vacances de Pâques avaient permis ce séjour caravanier
en Agadir, au "Rocher du Diable". Et avec mon Zodiac équipé
d'un 25 CV, j'avais donc atteint le cap où la mer n'était
point trop agitée. Toutefois, le spectacle au petit large n'en
demeurait pas moins impressionnant.
En effet, m'étant positionné près du cap et bien dans son axe, je partis droit vers l'horizon du large. Là-bas commençait le grand spectacle: sur une immense ligne, se développait un haut rouleau écumeux, apparemment paisible mais impressionnant. Il en engendrait un autre et ainsi de suite. Etant seul, je pris tout de même confiance car, loin devant moi, un autre Zodiac, beaucoup plus grand au moteur plus puissant franchissait les derniers rouleaux amples certes mais point dangereux me semblait-il alors. Je mis vite mes deux lignes de traîne en pêche avec des poissons-nageurs Rapala et Abu Killer aux allures d'anchois. Une canne en main droite , l'autre bloquée sous la dame de nage gauche, et main gauche tenant la barre. Jusque
là, j'évoluais dans un flot de clapot long et, très
vite, dans cette eau hyper cristalline, je vis une multitude de
poissons paisibles, disséminés sur plusieurs étages
d'eau, comme en suspension, en repos dans cette eau si claire, cristalline.
Des mulets ou des bars ?
Pas
possible, tant de bars ! Où étais-je ? oui
mais, le premier rouleau arrive...je tiens les poissons en laisse
et tant pis si les gueules se déchirent, j'amorce doucement
le virage à gauche pour sortir un peu, revenir sur mes pas...encore
2 rouleaux franchis...1 poisson sur le plancher joue du tam-tam
de détresse...(non, ne joue pas, le pauvre !)...je ne peux
pas l'assommer et reste le second, toujours en filature comme Sherlock
!...ne pas se mettre en déséquilibre avec la gaffe... Sur
l'autre bateau, un Mark 3 au moins, qui est toujours très
loin de moi, étant 4 à bord, ils sont sûrement
plus rassurés et leur présence me met aussi en confiance.
A l'avant, en contrepoids, le veilleur guette le flot, 2 pêcheurs
taquinent les bars et le barreur, si bien nommé, barre sans
bar !.. Ce
jour-là, je fis 15 Kg de poissons autant par plaisir que
pour faire plaisir car nous étions plusieurs caravaniers
en camping "sauvage" sur le grand rocher....à aimer
le bar grillé, se dégustant face au soleil couchant.
Alors,
depuis cette aventure, sans mentir, je peux affirmer ici que
Il
paraît essentiel de connaître le profil des écosystèmes
favorables aux bars. Avant tout, ces percidés affectionnent
les eaux vives bien oxygénées. Recommandé alors
de pêcher préférablement "l'eau blanche"
produite par les assauts furieux des vagues qui brassent le flot,
sans toutefois prendre les risques que j’ai pris en zodiac dans
certaines déferlantes de Punta Cires dans le Détroit
de Gibraltar jusqu’au jour où…j’ai tout compris
en quelques secondes.
Autrement, la proximité de masses rocheuses, où se concentrent toutes sortes de petits animaux marins, crée naturellement des zones propices à ces loups. Souvent, pourvu que la sécurité soit assurée, ces rochers constitueront de parfaits promontoires très stratégiques, à partir desquels s'effectueront les lancers( pêche au buldo, lancer de cuiller ondulante ou de poisson à hélices). Les longues plages de sable permettent les mêmes pratiques et aussi celles du surf-casting ou lancer lourd dans la vague, au milieu des rouleaux déferlants.
Intéressant les pêcheurs en bateau, les secteurs estuariens comme les embouchures sont d’autres excellents repaires à bars. Portés par la marée, ces poissons euryhalins remontent aisément le cours d'eau pour "secouer les écailles" des carpillons, préférablement se gaver de civelles, les minuscules anguilles nacrées si recherchées des gourmets du sud-ouest. Alors, je pêchais plutôt à l'anguillon de caoutchouc, ce leurre simple et si efficace qui plaît à tant d'autres poissons.
Les bars s'installent parfois dans les étangs littoraux, les formations lagunaires comme les graus languedociens qui assurent une bonne et rapide croissance des juvéniles; ils les quittent au début de l'hiver pour aller frayer en mer. A la faveur du montant ou du descendant, j’ai réalisé de fort belles pêches sur la lagune de Oualidia( près de Safi au Maroc) du temps où elle n’était pas ensablée. Soudain, le courant violent, qui remplissait ou vidait violemment cette belle lagune donnait le signal de la pêche à la traîne. Les frétillants lançons, hôtes du sable mou, y ont payé un lourd tribut aux « bouchouks » marocains et ces derniers aussi... mais aux pêcheurs !
Même
scénario en Bretagne. MERCI
de Patienter AU COIN DU BAR.....on
y reviendra pour la SUITE
En attendant, imaginez quelles cuillers vous choisiriez pour le lancer ou pour la dandinette sur épaves ou les grandes laminaires, voire la traîne ?????
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