Parfois, le conteur farde burlesquement la vérité.....@ @ @ !!!
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Merci, Ô Dieu Ahro’ Bäähz !


Dans l’Egypte antique Ahro’ Bäähz était un Dieu très vénéré de la communication.
Hôte privilégié de la colline primordiale d’Héliopolis,
d’où il rayonnait sur la culture du peuple d’Egypte,
il se gorgeait des meilleures ondes solaires et la légende rapporte que
tous ceux qui " s’enscribanaillaient "
( soit, les étudiants en Fac. Sup. de Scribologie )ne manquaient pas de venir chercher l’inspiration auprès de cette précieuse divinité que,
plus tard, dans d’autres civilisations, on devait appeler fort élégamment… Muse.

Ce Dieu était plus connu du commun des mortels, sous le nom de Thôt. Alors bien naturellement, qu’ils soient scribes ou poètes,
la divinité de la connaissance et de la culture favorisait généreusement ceux qui avaient le goût de l’écriture, en leur transmettant déjà l’enthousiasme pour s’exprimer spontanément,
l’élan poétique pour charmer l’amante lascive et douce,
leur soufflant discrètement les plus beaux cheminements et détours des mots
afin qu’ils s’assemblassent harmonieusement telle une agréable musique mais, avec des rimes, et que,
sur le sujet si bien composé, chacun puisse affirmer, sans détours et d’un avis fort déclaratif :
« Thôt est dit….et bien dit, à présent »
Il va de soi que cette divine flatterie ne s’adressait pas qu’au seul auteur chargé d’offrir la connaissance aux têtes moins pleines mais elle encensait tout autant sa source, le magicien Thôt lequel se sentait honoré de lui avoir si bien tenu la main afin que le calame dessine avec aisance et verve, les plus beaux signes pour le meilleur écrit
.

@

On sait aujourd’hui que, dépassant les frontières du Pays des Deux Terres, ce Dieu a largement étendu son pouvoir au sein des sociétés modernes du reste du monde.
Astucieusement, il sait faire gagner à nouveau la « foi » à ceux qui l’avait perdue. Toujours aussi essentiel, il reste le lien primordial entre les identités des humains aussi informatisés que virussés et,
une mémoire vive anime soudain ceux-ci.
Semblant vénéré de tous, il est partout, prêt à être le lien suprême de la communication spatiale dans les boîtes magiques appelées ordis, agendas électroniques, Pod ou Pad et autres merveilles du siècle.
Ainsi est-il le passeport des écrits voyageant dans l’espace,
ces courriels " mailleux " sans réelle poésie
qui ne manquèrent à Madame de Sévigné que
par leur vélocité pour défier les distances et le temps.

Pourtant, bien qu’ayant conquis l’univers au-delà de la belle Egypte, au point même de dominer tout le monde civilisé,
il a perdu son joli nom lequel sonnait comme d’un clic,
THÖT !...
tandis qu' avec ingratitude, les fanatiques de la bécane PC à clavier le considèrent comme un banal signe étrange,
peu hiéroglyphique, il est vrai,
et n’évoquant plus ce Dieu ou même, quelque animal sacré de l'étonnante mythologie de Kémèt au sol fertile ou
Toméry... cette Terre Aimée @ @ @

Paradoxalement, ô comble de l’incohérence humaine,
ce signe graphique si dominant et, plutôt… séparateur, en réalité,
se veut tout autant…rassembleur! ....puisqu’il s’impose comme un lien entre le visiteur et l’hébergeur.
Un vrai symbole de communication que cette arabesque graphique qui, selon les archéologues les plus éclairés,
viendrait effectivement de l’arabe ar_roub et de l’égyptien...
Ah ! là, on ne le saura pas car..... suivant une mode de l'époque, et qui, hélas, perdure de nos jours, à savoir.... le grattage,
des vandales ont effacé l’explication originelle du signe nouveau
sur le bas-relief unique de la révélation !
Ô sacrilège : Thôt i fouti !

@

Alors, comme chacun l’a compris,
le Dieu de la connaissance a bien pris sa revanche,
il veut imposer qu’on le respecte et l’honore,
que tous les écrits qui dédaignent aujourd'hui le papyrus ou l’ostracon
se signent avec dévotion,
en traçant chaque fois son nom Arobase à l’adresse de ceux avec lesquels ils souhaitent communiquer dans l’espace virtuel du Net,
faute de quoi, prisonnier dans la toile,
leur message restera….lettre morte !
Clair mais point…net !



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