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| Conte Burlesque 13 | |||||||||||||||||||||
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Brèves et....longues de voyage ! Conte des Mille et Une Bac"..." TériesAdoncques,
cette année-là, chassée par les premiers souffles
du khamsin, toute une immense tribu nomade de Heuheuat’..at’Choum
Hatcheps out… avait embarqué subrepticement à
bord du Spirit of Egypt, en l’étrange qualité
de passagers clandestins indésirables, à la faveur de
la trop courte escale terrestre du superbe vaisseau de l’air, Là,
s’achevait la dernière étape égyptienne
du merveilleux et long périple sur le Nil sacré, d’Amouneth
et Amon-Rê les bienheureux que les autres pélerins connaissaient
aussi sous les noms de Danièle et André.
Alias
Amon-Rê ignorait alors, que son action irraisonnée avait
ouvert aux intrus clandestins... oui, à cette redoutable tribu
belliciste des Heuheuat’..at’..Choum...,
la frontière du royaume à conquérir. Bientôt,
on manqua de lin, de coton, d’étoffe pour étancher
toutes ces grands mouchages trop fréquents et tant agrémentés
de...désagréments, bien sûr ! En
ces temps modernes, les pouvoirs guérisseurs trouvent moins
de simples dans leurs principes comme dans leurs dénominations
et, puisqu’ il y a eu assez de barbarie,et que le souffle vivifiant
manque encore, les souffrances s’arrêteront ici suivies
d’ une assez sage résolution pour un prochain séjour
au Pays des Pharaons.
Ô Amon-Rê, Dieu-Soleil aux Mille et Un rayons de lumière Amon-Rê
n’est plus la même divinité depuis que le goût
immodéré des humains pour de nouveaux Dieux leur a fait
délaisser son culte si quotidien fait d’offrandes et
de prières mais aussi d’embellissements raffinés
de ses temples aux immenses colonnes papyriformes.
Ebloui par ce qui autrefois était son propre rayonnement, le
voilà contraint……de porter des lunettes de soleil
! Certains l’admirent pour son immense sagesse, sa générosité
cachée parmi sa tristesse, quand accroupi au coin d'une masure
délabrée, il demande l'aumône en récitant
des prières pour tous les hommes. Hélas, ses pieuses
paroles se perdent dans les bruits de la ville et des indifférents
qui passent. Ce jour-là, il déambulait, tiré
brutalement par sa petite-fille voulant, par sa marche forcée,
rattraper les piétons ingrats qui les ignoraient. Je fus de
ceux-là. et j'imagine que ma conscience se montra bien faible
car comme tiré à l’écart par une invisible
main diabolique, je passai indifférent à côté
de lui,
Par
cette journée des moins bons sentiments, à Louxor, nous
n’avions sûrement pas mis les meilleures lunettes pour
avoir un regard plus profond sur la vraie condition des autres, ceux
de la souffrance et de la pauvreté. Cette image de la main
maigre, décharnée et vainement tendue du vieillard me
poursuit parfois et me hante encore aujourd'hui, comme celle de la
gamine qui le traînait difficilement et nous harcela, au plus
près, un bon moment. Je
m'en explique. En ces derniers instants du voyage, qui précédèrent
notre retour vers la France, ayant investi toute notre monnaie locale(
non exportable)en d'inutiles achats de pacotille, nous n'avions
plus que quelques coupures d'euros, une pièce de 2 euros et
nos CB. Or, on nous avait hébergés dans un vrai palace
absolument superbe, situé sur...je ne sais plus quel méridien
?...et là, en regard du luxe que l'on nous " offrit "..
aussi bien pour les lieux que pour l'excellente gastronomie et son
abondance... trônaient, derrière un comptoir d'accueil
ou celui d'un bureau de change, la bêtise humaine, l'incompréhension
voire le mépris, un je ne sais quoi d'inhumain, derrière
le masque de l'impassibilité et de l'impossibilité mêlées,
qui fait que vous n'avez pas la possibilité d'échanger
vos euros pour payer cette bouteille d'eau que vous avez consommée... Et cela nous ramène au pauvre aveugle auquel je n'avais donc pas donné ma monnaie, en prévision de ce paiement...redouté compte tenu des règles draconiennes de ces hôtels de grand standing qui ne vont pas jusqu'au bout de la théorie du bon accueil et de l'hospitalité pourtant si chers aux pays musulmans que je connais si bien.
Alors,
de tout cela il ne reste que d’inutiles regrets, on dira même
des remords sincères de n’avoir pas su faire une modeste
offrande
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