N'entrez surtout pas sur ce chantier !!!!
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METTRE aux..... Nomes!


En fait, cela... point en musique même s'il s’agissait pourtant de rythme qui était aussi, en ces temps-là, la mesure du temps partiel, suivant les directives de la Vizirette de la Machine à Compter pharaonique. Ces textes étaient applicables dans tout le royaume d’Egypte, par chaque Nomarque tel Ramhene Lhefrik lequel, par ses origines, apparaissait donc fort prédisposé à les appliquer dynamiquement. Il faut d’abord vous dire qu’en cette Egypte-là, sous le règne interminable du bienheureux Péhpi le Deuxième, aussi dit le Vénérable, dont l’âge se mesurait évidemment par un grand nombre de crues du Fleuve-Roi, le Nil aux grandes inondations fécondes, on donnait encore ce titre de nomarque à un fonctionnaire-préfé-Ré prétendument intègre et chargé de gérer une province qu’à cette époque, on désignait plutôt du nom de « nome ».
Donc, en principe, le dénommé Ramhene Lhefric, ce dévoué serviteur de Pharaon eût dû se montrer honnête pour accomplir sa mission d’intérêt public et, pour mieux la mener encore, savoir garder ses poches bien cousues afin de chasser d’éventuelles tentations avides si malhonnêtement soufflées par …..Seth le Mauvais, qu’en tel cas, et pour se laver, très religieusement, de toute faute, on accusait alors, bien facilement, de divin corrupteur irrésistible.
( En somme, une autre plaie de l'Egypte pas toujours retenue par les meilleurs historiens de Kémet). Or, on le sait, chaqu’nome a ses faiblesses et, de plus, lui n’en manquait pas !
Hélas, le très respectable Pharaon Péhpi ne gouvernait plus vraiment son pays. A l’âge fort canonique pour cette époque de 94 ans, et, parfaitement parkinsonnisé, il semblait pourtant défier cyniquement le temps, et avec son goût marqué du bel environnement restait bien entouré de ses jeunes esclaves nues et nubiennes, aussi lascives que vainement alanguies, hélas!.. En effet, ce paisible vieillard ne savait plus ce que signifiait libido n’ayant pu décliner ce mot que jusqu’à l’ablatif….son terme et là, bien sûr, coupure avec les grands plaisirs sous les résilles. Très difficilement donc, il survivait, espérant assister longtemps à la course quotidienne de Ré dans le ciel d’Egypte tandis qu’au fil des moissons, et à son insu, chaque nomarque gagnait du pouvoir en faisant drastiquement sa drôle de loi en son petit royaume. Et ainsi, en l’année moins 2018 AV- JC de la Période Intermédiaire( entre le Bien et le mal ), d’obscur nomarque qu’il était alors en son désert…., le peu scrupuleux Ramhene Lhefric accéda sournoisement au rang supérieur de.... « monarque » tellement préférable, jugea-t-il à celui de »nomarque » et point seulement, par goût des mots et de l'aisance à les dire….croyez-moi !..
Certes, on le devine vite, ce minable restait un bien mini Pharanouet DemesH’deux venu grossir, à son tour, la triste tribu de semblables autres incapables propres, de Ré en Ré ( jour, en très ancien égyptien), à affaiblir, par leur si pyramidale cupidité (c’est une cupidité qui atteint les plus hauts sommets d’Egypte !… bien sûr) , la puissance du beau pays des Deux Terres aux Dix Mille Tombeaux et surtout, les inoubliables grands Pharaons d’autrefois( comme on n’en trouve plus aujourd’hui car... ça date ! Hélas ajouté-je, à l'instant, avec sincérité et surtout....respect )
Pour mener à bien son projet, ce sinistre sire s’était adjoint les services de la singulière O’Brieh, cette Vizirette de la drôle de Machine à Compter, initiatrice peu réaliste d’une nouvelle coutume nommée RTT . En général, pour le fellah moyen mandé par exprès dans un nome à tout faire, cette coutume si bizarrement nommée pouvait prendre peu à peu une autre signification, dès lors que ce « travailleur par force » avait passé les saisons de deux crues nilesques à travailler durement aux champs, sous les « conseils » d’un fouet trop nerveux, et qu’il rêvait donc, fort légitimement.... de congé payé( pour un esclave, une notion chimérique dont on n’a d’ailleurs trouvé nulle trace sur papyrus ou même ostracon ) tandis qu’il croyait avoir atteint le bout…du champ. En somme, une vraie chimère de fellah absolument indigne, déclarait le maître !
Ainsi en fut-il pour le paysan-serf FherM’Lah, donc un brave fellah très consciencieux, aux mains aussi calleuses que ses jambes étaient cagneuses, donc presqu’aussi étique, le pôvre, qu’un canasson ayant participé à toutes les grandes guerres de Ramsès dont la très fameuse bataille de calèches ou Qadesh( c'est suivant le traducteur !). Pourtant, ce brave avait abandonné sa terre presque spontanément, afin de mieux servir son souverain, et vraiment, dans un grand élan patriotique en clamant!"Pharaon, me voilà devant toi le Sauveur de l'Egypte etc". Au début, il se montra très fier de peiner, à en crever, pour Pharaon et le bien de l’Egypte, sous les vives brûlures de l’ardent Kaddour( précisons que, suivant les croyances d’alors, Rê poursuivant sa longue course Egypte-Maroc changeait d’identité... en passant les frontières ). Pour cela, FherM’Lah montrait sûrement deux fois plus d’ardeur à l’ouvrage que son fainéant et roublard de voisin l’affreux Thô Ckup Mhek !… lequel ricanait en douce, dans sa barbe à poux plutot que chenue, sans jamais piocher profondément la terre pourtant limoneuse et fluide, bien fertilisée par la dernière inondation. C’était aussi une étrange époque car le temps, lui-même, était bizarre : impuissant, on assistait au changement du climat. Vraiment, il n’était plus aux normes dans ce nome et d’ailleurs, cet inquiétant sujet même soumis aux Dieux dans tous les Temples, était jugé responsable de cette échappée en pleine côte du nilomètre royal. En effet, le précieux instrument avait atteint son plus haut degré, sa cote d’alerte, au point hiéroglyphique dit « khrit'ique » décidant ainsi Pharaon à appliquer le plan marron ( tout le monde sur les dunes ou sur les monts, et, sans bouger ).
Chaque jour de labeur amenait donc sa peine et une fatigue croissante mais un prétendu retard dans les travaux, qui avait d’ailleurs entraîné l’interdiction de la pause-thé, rendait la tâche plus ardue pour le travailleur honnête fatalement plus assoiffé que les fainéants. Pourtant, là, l’autorité n’en tenait pas bon compte et, de plus en plus, on entendait ses très convaincants encouragements: « Garde le rythme, chien des sables, fils d’hyène en chasse, sinon tu vas avoir la bonne mesure ! » des paroles que menaçant, hurlait ce chacal puant de maître d’oeuvre en agitant sa baguette fouetteuse et flagellante, de droite à gauche, d’un mouvement uniforme encore inconnu des scientifiques et même, du merveilleux savant Imhotep, qu'il soit ici loué !....
Mais compte tenu de ce que FherM’Lah avait entendu dire sur les avantages de cette coutume,(cependant, il est assez vrai, sans trop bien en comprendre le sens ) il s’imaginait, en son innocente naïveté, qu’une fois l’immense tâche accomplie, il aurait droit à l’application de la nouvelle Coutume, sa RTT, soit Retour Terres Thébaines ou précisons-le autrement, retour dans ses foyers. Erreur aussi monumentale que les colosses de Memnon( normal, en cette Egypte friande de haute architecture ! ) et, du coup( et il en eut d’autres…) cette revendication non syndhi kaale lui valut deux copieuses séances de fouet à lanières d’hippopotame( sûrement du bon cuir racorni d’un vieux mâle hors service ) fort heureusement sans l’option curative de thalasso extrême dans les eaux crocodiliennes du Nil Bleu.
Ne se déclarant pas battu pour autant, si j’ose dire !…et en dépit de ce cuisant échec, il en appela humblement à l’arbitrage ultime de l’honorable Vizirette, implorant en une progression lente, tête contre sol et corps constamment « génuflexionné » cette Pharaounette du genre Moukères Ahr'roupettes qui lui expliqua fort laconiquement et sans appel l’ordre divin de la coutume en sa meilleure interprétation, à savoir: "Reprends Ta Truelle". (précisons que depuis ces temps révolus, la coutume RTT a été très révisée en son contenu ! et même, à présent, on jette plutôt le manche avant... d’avoir été cogné ! )
Ainsi, plus dévoué et courageux que son ignoble nomarque, cet innocent et bon FherM’Lah courut-il donc au chantier de la pyramide, avec la même foi qu’en sa jeunesse, pour apporter ses humbles pierres à la demeure d’éternité d’un truand imposteur,
un nomarque devenu monarque, ( ô combien inhumain)…. par une autre erreur des Dieux.
Tout bon citoyen en conviendra: c’est vraiment... « anomal » !



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